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Juliet
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Joined: 20 Sep 2007 Posts: 610
Localisation: France
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Posted: Sat 10 May - 21:55 Post subject: Les séries De retour de jardin |
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Les mots que vous vouliez servis
Les voici sans qu’ils ne m’appartiennent, voulez-vous donc me tendre le bras
C'est-à-dire me donner – vôtres –
Nous avons beau regarder un même ciel, l’effleure d’un écrit
Qui ne se veut pas
Vous me dites que vous seriez heureux endormi là – des mots, des mots
Les miens et d’autres
Je ne peux que creuser un large trou y puiser l’eau et vous la rendre
Entre les veines
Entre les veines pleines
Courent nos sangs suspendus à la plus haute branche
Nous atteignant dans l’intervalle
......... - Blanche
De nos silences | entre souffles.
_________________ La persévérance douloureuse
Dans la plus lucide erreur de langage -
Jean Rousselot
Last edited by Juliet on Mon 12 May - 08:47; edited 2 times in total |
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Juliet
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Joined: 20 Sep 2007 Posts: 610
Localisation: France
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Posted: Sun 11 May - 21:54 Post subject: Les séries De retour de jardin |
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Il disait : nous avançons
Et nous piétinons les allées blanches – celles des yeux d’autres
Si doux pris de hauteur - nous étions nus
Il y avait la pente de circulation des chirurgies ambulatoires
Toujours il attendait | nos poussées | quelque chose d’obligatoire entre
Morose et à-venir ; nous étions pleins de libération
Nous-y-croyions et encore
Il y a un temps que nous figeons des rêves sans pâlir
Noirs nous sommes de ces pierres transportées que nous posons-
Là !
Car rien ne change – l’allée est toujours grasse d’herbes hautes
Et c’est à peine si nous nous apercevons.
Mais cette distance n’est pas quelconque ; elle nous vainc à l'Identique _________________ La persévérance douloureuse
Dans la plus lucide erreur de langage -
Jean Rousselot |
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Kwizera Administrateur
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Joined: 20 Sep 2007 Posts: 777
Localisation: Lyon
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Posted: Tue 13 May - 02:30 Post subject: Les séries De retour de jardin |
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Beaucoup de temps exige que le départ s'essaie à la ponctualité
Le temps proteste, descend voir comment on le demande
Sa descente est transversale, comme quand l'on coupe dans une épaule pour n'en rien laisser échapper du bras
(Le temps ne se juge pas indispensable ; il s'en retourne à ses quartiers de nuit)
La tête du parc où nous attendons est ceinte d'une idylle qu'on a commencée sans ses protagonistes
On nous dicte nos rôles, et on nous dicte surtout de ne pas en dire par nous même
Les hommes traînent leur histoire au fond d'une carapace qu'aucun n'ose poser à terre
ça ne fait pas de maison, ça ne fait pas de pousse
L'enfant c'est encore autre chose
Ce n'est pas en te touchant, peut-être à demain
Mais il est déjà là qui nous sourit _________________ [Too bad... it woud have been nice if my capture lasted a little longer...]
Ichimaru Gin |
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le hamster
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Joined: 30 Apr 2008 Posts: 31
Localisation: ciel et terre
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Posted: Tue 13 May - 08:09 Post subject: Les séries De retour de jardin |
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Nous avons tous marché dans des allées couvertes
Sous le même toit de feuilles
Découvert ces chemins dans les horizons des jardins
Seuls à deux et nus
Bien abrités du monde par cette carapace d'herbes hautes
Ames doubles livrées à elles-mêmes _________________ Christophe
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"J'épelle ce siècle"
Dusan Matic |
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Juliet
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Joined: 20 Sep 2007 Posts: 610
Localisation: France
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Posted: Thu 15 May - 14:35 Post subject: Les séries De retour de jardin |
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Ici tout déborde,
Les gens vont à pied avec derrière les talons l’encre des travaux
Il y a bien des couvertures pour leurs bras, pour leurs mains
Mais le sens de la marche arrache de leurs poignets les
Emotions, alors, avec leurs mains, ils tiennent des sirènes d’alarme, ils tiennent
Des panneaux
Les panneaux penchent en sens-unique ; les gens suivent le souffle
D’eux -- d’autres
C'est-à-dire avec leurs talons – avec l’encre en dessous, ils croient
Leurs yeux, leurs mains, entier, leur corps, les panneaux qui
Penchent en sens-unique – clôturés d’une même peau
Ils sont d’une seule [concentration]
A contre-courant, nos jambes fondent du sol, nous nous cognons,
nous nous fleurons lourds des roulements de pierres d’un plus que deux !
Ici tout déborde !
_________________ La persévérance douloureuse
Dans la plus lucide erreur de langage -
Jean Rousselot |
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Juliet
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Joined: 20 Sep 2007 Posts: 610
Localisation: France
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Posted: Wed 21 May - 15:36 Post subject: Les séries De retour de jardin |
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J'aimerais assez que vous disposiez de vos regards
Bien après, après.
Car il faut un temps pour le transport de toi à moi, ta voix
Tu n’as pas de voix c'est-à-dire que tu la portes -- sonore --
Avec tes doigts – ta bouche pleine de tes dents blanches
Résonne déjà prise en terre des traces de tes espaces
Ta bouche comme crucifix
Après les lentes circonvolutions - retourne à l’écume
Ta voix comme marquée de nuit
(inachevé) _________________ La persévérance douloureuse
Dans la plus lucide erreur de langage -
Jean Rousselot |
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